La puissante métaphore de la troupe

J’ai découvert la pratique du théâtre à travers l’histoire de la troupe de Molière, que nous avions jouée, adolescent·e·s. Depuis, cette notion de troupe me poursuit. Je n’en dors plus.

Qu’est-ce qu’une troupe? Des gens qui se rassemblent, pendant un temps, pour partager et faire partager un texte, une histoire.

Une bande d’ami·e·s? Pas forcément, même si la coopération peut fabriquer de l’amitié. Un dommage collatéral!

Cette notion de troupe est très utile lorsqu’on demande à des comédien·ne·s de travailler ensemble. Une idée inconsciente règne souvent: pour former un groupe et avoir du plaisir au travail, il faudrait être ami·e préalablement.

J’insiste souvent sur le fait que je ne demande pas de lier des amitiés lors du travail de groupe, mais « uniquement » de collaborer à la création de scènes. Cela permet de répondre aux remarques des comédien·ne·s qui veulent uniquement jouer avec tel·le autre acteur·trice. Et éviter ainsi la terrible loi du tirage au sort.

Pour le coup, les compagnies professionnelles peuvent servir de modèle: les comédien·ne·s ne se choisissent pas… mais doivent composer avec les autres. C’est le cas pour la famille, le monde professionnel, l’équipe de foot, etc.

Le théâtre devient ainsi un lieu d’apprentissage de la coopération avec des personnes qui n’ont pas forcément les mêmes méthodes, les mêmes idées, le même tempérament, la même origine sociale, etc.

Un lieu d’apprentissage des différences à travers la fabrication d’histoires communes. C’est pas beau?

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