6 manières de former des groupes

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« L’apprentissage coopératif: théories, méthodes, activités »

16 individus participent à votre atelier théâtre. Par chance, il y a une scène à 5 personnages, deux scènes à 4 personnages, une scène à 3 personnages.

Jusqu’ici tout va bien – sauf pour celles et ceux qui fuient les maths comme la peste et qui sont retourné·e·s sur facebook.

(Pour eux et pour elles: 5+4+4+3=16)

Les choses se corsent néanmoins au moment où il faut répartir ces individus dans des groupes. C’est-à-dire quand on passe du problème de mathématiques à l’équation sociale.

Fichtre, il n’y a pas que le tirage au sort dans la vie, contrairement à ce que je voudrais vous faire croire.

Cet article aurait d’ailleurs dû s’intituler « De la difficulté à dépasser une forme de rigidité psychologique que l’on peine toutefois à distinguer d’un attachement à un idéal démocratique » . Malheureusement, nous sommes au vingt-et-unième siècle. Pas au dix-huitième.

Fin de la parenthèse.

Les auteur·e·s de « L’apprentissage coopératif: théories, méthodes, activités » nomment plusieurs façons de procéder pour créer des équipes: « Il faut décider quelle sera la taille des groupes, combien de temps ils vont rester en place, comment on va les composer et comment les élèves seront répartis entre eux. »

Bref panorama inspiré de leurs réflexions.

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Parfois on croit qu’on sait

Comment former les groupes? Deux méthodes sont généralement pratiquées. Soit on laisse les participant·e·s s’organiser. Soit on organise les groupes en faisant attention de répartir les « bons élèves » (comme on dit dans le jargon) dans tous les groupes et en diluant les « élément perturbateurs » (comme on dit dans le milieu) dans les différentes équipes. En somme l’expert, c’est soit le groupe (qui s’organise), soit la ou le prof (qui organise).

Il y a pourtant une troisième voie (ma préférée): le hasard. Et un jour j’ai failli perdre la foi.

C’est l’histoire d’un atelier théâtre. L’histoire d’un tirage au sort a priori malchanceux. Je mélange les cartes et là, c’est le drame. Plusieurs enfants « actifs », « perturbateurs » ou « agités » (comme on dit dans le métier) se retrouvent dans la même équipe. Oups. Ça ne va jamais fonctionner. J’aurais sans doute dû tricher. Tirer à nouveau les groupes au sort en prétextant une crampe au poignet lors du brassage des cartes ou une quelconque confusion. Je suis certain que le groupe ne va pas « fonctionner » lors de la création de la scène. Qu’il y aura des conflits. Des cris. Et les téléphones de parents le soir venu.

Et pourtant c’est l’histoire d’un groupe qui « fonctionne » à merveille alors que je n’y croyais pas vraiment. L’histoire d’un groupe qui présente une scène structurée, précise, drôle. Bref, parfaite.

Morale de l’histoire? J’ai rangé le masque de l’expert·e dans la malle à costumes. Il prend la poussière et c’est très bien comme ça.

Parfois on croit qu’on sait mais en fait on sait pas.


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Ma vie a changé depuis qu’on m’a initié au tirage au sort.

J’exagère à peine.

Grâce au tirage au sort, je forme les équipes et définis l’ordre des passages sur scène.

Alors oui, au début les enfants râlent un peu. Mais quelques semaines plus tard, ils oublient.

Vous non plus, vous n’êtes pas tout à fait à l’aise avec l’idée que ce soit toujours les mêmes personnes qui se retrouvent seules lorsque vous demandez aux participant·e·s de former les groupes ?

Adoptez le tirage au sort!

Vous aussi, vous vous épuisez dans les « Bon. Qui est-ce qui passe en premier ? Hein ? Si personne ne se lance, je désigne. Personne ? Ah… Marie-Antoinette. Comme d’habitude. Merci ! Enfin quelqu’un qui a du courage et qui va réussir dans la vie. »?

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