Politique culturelle: « Réro, ne me quitte pas! »

Je vous présente Réro! Réro, c’est le « Réseau des bibliothèques de Suisse occidentale ».

Quand je vais dans la bibliothèque de ma ville chercher un bouquin spécifique sur le théâtre ou la pédagogie et qu’il n’est pas présent sur l’étagère, je fais appel à mon ami Réro. Comme par magie, Réro me trouve le livre dans une autre bibliothèque publique ou universitaire de Suisse romande et me l’achemine en quelques jours tout près de chez moi. Comme par magie! Réro, il est génial.

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Pour l’abolition du bord de scène!

Ce week-end, je devais suivre une formation au « bord de scène ».

Le « bord de scène » est une pratique qui consiste, après un spectacle, à organiser une discussion entre l’équipe artistique et le public.

Et je déteste les bords de scène.

Évidemment, il est tentant pour un·e programmateur·trice d’en organiser un. Ça ne coûte pas grand-chose. On demande aux spectateur·trice·s et aux artistes de rester 20-30 minutes de plus.

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Cher Fabrice,

J’aurais voulu avoir huit enfants et les emmener chaque soir au Théâtre Am stram gram que tu diriges. Ce rêve ne se réalisera pas puisque tu pars. Est-ce que tu perçois la tristesse dans ma voix quand je dis ça ? Je me console en me disant que de toute manière l’arc jurassien dans lequel j’évolue est un peu à Genève ce que Vladivostok est à Moscou. Une consolation, c’est un mensonge habillé en robe de soirée rouge.

Le programme de ta dernière saison est sorti hier. J’aurais tellement aimé emmener les gamins au Prince de la terreur, contempler Pinocchio et danser comme des fous sous la boule à facettes de la boom littéraire. Avec la tribu de marmots on aurait ri, pleuré, eu un petit peu peur, on aurait été très en colère et on aurait hurlé de rire. Oui tout ça. On aurait bu un sirop grenadine.

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À la soupe!

Sur une place de mon quartier, il y a un petit rocher haut d’une cinquantaine de centimètres et creusé sur le dessus. Les enfants viennent y « préparer la soupe ». De l’eau de la fontaine, quelques feuilles arrachées à l’arbre, des cailloux et de la terre. C’est un rituel sans fin.

Le théâtre n’est rien d’autre que cette marmite à l’eau trouble qui rassemble des individus autour d’elle. On dit – pour jouer – qu’elle nourrit. Et c’est à la fois vrai, sinon on n’y consacrerait sans doute pas toute cette énergie, et faux: personne ne se risque vraiment à ingurgiter cette soupe.