Nouveau bréviaire de l’animation théâtrale

Bernard Grosjean, "Au coeur de l'atelier-théâtre"

Le dernier ouvrage de l’animateur de théâtre Bernard Grosjean vient de paraitre. Ses sections en vert, rose ou orange, ses typographies manuscrites, ses images et traces de projets lui confèrent un côté coloré et festif… qui n’enlève toutefois rien à la clarté de son organisation. Ni de son propos. Bref, il y a quelque chose de la pédagogie théâtrale dans la mise en page de ce premier tome intitulé «Au coeur de l’atelier-théâtre: principes de travail».

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Bernard Grosjean (3/3): « Toute politique culturelle devrait être assortie de formations »

Quand on est héritier de la décentralisation – son «théâtre élitaire pour tous». Quand, aux côtés d’Augusto Boal, on est biberonné à l’émancipation. Quand on démarre sa carrière française sous Jack Lang et sa politique culturelle d’exception. Bref, quand une graine germe dans ce terreau-là, ça oblige à une certaine exigence artistique et politique. C’est du soleil qu’on veut ! Pas le brouillard déprimant des renoncements !

Dans cet échange, l’animateur de théâtre Bernard Grosjean raconte comment la grande histoire des politiques culturelles rencontre les petites histoires qui se jouent dans les salles de classe. Il y évoque l’évolution des rapports entre école et théâtre, entre institutions culturelles et milieux de l’éducation, entre enfants et adultes. C’est le troisième et dernier acte de ce grand entretien avec une pointure contemporaine de la pédagogie théâtrale.

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Bernard Grosjean (2/3): « J’étais un enfant timide, mais très joueur »

C’est l’histoire d’un type devant une librairie qui tombe sur deux bouquins qui vont changer sa vie. Comme deux petites portes qui s’ouvriraient gentiment sur le grand Brésil, son théâtre populaire, politique, émancipateur. Dans ce parcours, qui se déploie entre les Vosges, Paris, l’Amérique du Sud, Angers et la Belgique, tout (ou presque) se résume à des livres et des gens. L’«Antigone» de papier et les rires bien humains. La théorie et le terrain. L’université et la salle de classe. Les publications et l’action.

Parce que nul ne sait si Bernard Grosjean est un praticien costumé en théoricien, ou l’inverse. Après un échange autour des rouages de l’atelier, l’animateur de théâtre et auteur de précieux ouvrages de pédagogie des arts de la scène revient dans cette deuxième partie d’entretien sur les différentes étapes de sa vie. Une trajectoire dans laquelle la rencontre avec l’homme de théâtre brésilien Augusto Boal est déterminante. Interview.

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Bernard Grosjean (1/3) : «On ne peut pas ne pas faire de pédagogie !»

Il a le secret des châteaux de sable : la minutie et l’amusement ! Avec lui, chaque atelier de théâtre est une épopée chevaleresque éphémère. Il y a la grande aventure d’une histoire. La quête d’une partition de jeu. L’épreuve finale des représentations. Il connait les secrets des châteaux de sable mais ne les garde pas jalousement. Plusieurs grimoires rédigés à deux ou quatre mains jalonnent en effet son parcours: «Dramaturgies de l’atelier-théâtre», «Coup de théâtre en classe entière au collège et au lycée» ou encore «Du théâtre interactif pour déjouer le réel».

Quel honneur de s’entretenir avec une sommité de la pédagogie théâtrale ! L’animateur et théoricien Bernard Grosjean évoque dans cette première partie d’échange quelques essentiels de l’animation d’un atelier-théâtre : l’exigence de renouveau, les liens entre cadre et liberté, les étapes d’un projet pédagogique et artistique, la puissance du dispositif de jeu. Alors moteur, action !

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Au commencement était le consentement

Mon psy ne m’a jamais imposé une séance obligatoire. Je ne sais d’ailleurs plus si c’est durant cette thérapie que j’ai pris conscience que mon amoureuse ne me forçait jamais à aller boire un thé vert avec elle. Breuvage fumant que les serveur·euses aimables que je côtoie au milieu des plantes vertes de mon café préféré me laissent libre de boire.

Thérapeutiques, relationnelles ou gustatives, les joies de l’existence ne se fabriquent-elles pas à grands coups de consentements?

« Oui mais diantre! Quel rapport avec le cours de théâtre? », s’agaceront les plus méfiant·es d’entre vous.

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