Pour l’abolition du bord de scène!

Ce week-end, je devais suivre une formation au « bord de scène ».

Le « bord de scène » est une pratique qui consiste, après un spectacle, à organiser une discussion entre l’équipe artistique et le public.

Et je déteste les bords de scène.

Évidemment, il est tentant pour un·e programmateur·trice d’en organiser un. Ça ne coûte pas grand-chose. On demande aux spectateur·trice·s et aux artistes de rester 20-30 minutes de plus.

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Il faut tout un village pour élever un enfant

L’autre jour une brocante fermée tirait sa langue composée de livres exposés. Un titre m’attire: « Il faut tout un village pour élever un enfant ». Je glisse deux francs dans la boite. Je n’ai pas lu le livre parce que la couverture me suffit amplement.

C’est vrai ça, pour élever un enfant, il faut:

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Cher Fabrice,

J’aurais voulu avoir huit enfants et les emmener chaque soir au Théâtre Am stram gram que tu diriges. Ce rêve ne se réalisera pas puisque tu pars. Est-ce que tu perçois la tristesse dans ma voix quand je dis ça ? Je me console en me disant que de toute manière l’arc jurassien dans lequel j’évolue est un peu à Genève ce que Vladivostok est à Moscou. Une consolation, c’est un mensonge habillé en robe de soirée rouge.

Le programme de ta dernière saison est sorti hier. J’aurais tellement aimé emmener les gamins au Prince de la terreur, contempler Pinocchio et danser comme des fous sous la boule à facettes de la boom littéraire. Avec la tribu de marmots on aurait ri, pleuré, eu un petit peu peur, on aurait été très en colère et on aurait hurlé de rire. Oui tout ça. On aurait bu un sirop grenadine.

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