SÉRIE AUTOUR DE LA CLASSE COOPÉRATIVE
Qu’ont en commun théâtre et tirage au sort? On raconte que ce sont tous les deux des enfants de la Grèce antique. Le premier était notamment censé aiguiser le sens politique des citoyens. Le second était pratiqué pour désigner les élus. Dans une forme de démocratie radicale – qui excluait cependant femmes et esclaves.
Deux mille ans et des poussières de craie plus tard, troquons l’amphithéâtre pour la salle de classe! A quoi peut bien y servir le tirage au sort?
Lorsqu’on laisse les groupes s’y former « librement », c’est la foire à l’exclusion. Les amitiés et inimitiés du dehors qui structurent le dedans. Pullulent les tristement célèbres groupes-poubelles. Règne la loi de la jungle. Impitoyable.
S’il est difficile d’avoir une prise sur les phénomènes d’exclusion qui se jouent parfois dans les couloirs de l’école et les méandres des réseaux sociaux, il est sans doute de notre responsabilité d’adultes de mettre en place des pratiques qui favorisent l’inclusion au sein du cours.
Le déploiement du tirage au sort se fonde sur un espoir: tout le monde est peut-être capable de collaborer avec tout le monde. Et si son taux de réussite n’est sans doute pas absolu, il contribue pour sûr à générer un climat de classe coopératif, égalitaire et ouvert à l’altérité. En bref? Une chouette petite démocratie en une formule mythique: alea jacta est!
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