SÉRIE AUTOUR DE LA CLASSE COOPÉRATIVE
Elles permettent de mettre en scène la progression des élèves. Elles évitent le spectacle de l’obsession contemporaine pour le quantitatif. Spectacle qui tend à réduire les êtres à des chiffres. Encore des chiffres. Rien que des chiffres. Vous les avez reconnues ? Lever de rideau sur les ceintures de compétences !
Imaginées par le chantre de la pédagogie institutionnelle Fernand Oury, les ceintures de compétences sont inspirées de l’univers du judo. À chaque stade sa couleur. Elles permettent aux élèves d’attester de l’acquisition de telle ou telle compétence. À leur rythme et pour de bon. Donc sans risquer de voir leur moyenne descendre aux enfers en fin d’année scolaire – contrairement aux tristement célèbres notes.
Valorisant pour l’élève (on récompense la progression plutôt qu’on ne sanctionne les manques), ce système d’évaluation s’étend potentiellement des compétences simples (ceinture blanche) aux compétences plus complexes (ceinture noire). Il invite à passer par la description de ce qui est attendu. Encore des mots. Plutôt des mots. Et par un incroyable tour de passe-passe digne des plus grands magicien·nes, les ceintures peuvent être traduites en notes à la fin de l’année.
Alors quoi de mieux pour colorer l’estime de soi ?
Voici un exemple d’application autour de la critique de théâtre.
- Blanche ? Maitriser des notions de vocabulaire théâtral.
- Jaune ? Savoir repérer les facettes d’une critique.
- Verte ? Produire oralement une critique personnelle d’un spectacle.
- Bleue ? Rédiger un texte critique autour d’un autre spectacle.
- Noire ? Réaliser une analyse comparative des deux œuvres.
