3 raisons de se mettre en cercle au début du cours

Je commence et termine toujours un atelier de théâtre par un cercle humain. Sauf urgence extrême. Et après je dors mal.

La formation d’un cercle en début et en fin d’atelier ou de cours de théâtre me semble avoir 3 fonctions principales. Il s’agit d’un rituel structurant, démocratique et émancipateur. Rien que ça! Explications.

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Organiser un concours, fausse bonne idée?

Organiser un concours, fausse bonne idée?

À l’école primaire, on nous avait demandé d’imaginer une action pour améliorer la sécurité routière. Le résultat devait prendre la forme d’un dessin. Et les meilleures solutions étaient sélectionnées et primées au niveau national. Le rêve.

J’avais conçu un passage piéton en hauteur, accessible via des échelles. Dans ce monde idéal, les voitures ne s’arrêtaient plus et les piéton·ne·s ne se faisaient plus renverser.

Ma solution géniale n’a pas été retenue.

Du coup j’ai renoncé à une carrière d’ingénieur très prometteuse.

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6 manières de former des groupes

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« L’apprentissage coopératif: théories, méthodes, activités »

16 individus participent à votre atelier théâtre. Par chance, il y a une scène à 5 personnages, deux scènes à 4 personnages, une scène à 3 personnages.

Jusqu’ici tout va bien – sauf pour celles et ceux qui fuient les maths comme la peste et qui sont retourné·e·s sur facebook.

(Pour eux et pour elles: 5+4+4+3=16)

Les choses se corsent néanmoins au moment où il faut répartir ces individus dans des groupes. C’est-à-dire quand on passe du problème de mathématiques à l’équation sociale.

Fichtre, il n’y a pas que le tirage au sort dans la vie, contrairement à ce que je voudrais vous faire croire.

Cet article aurait d’ailleurs dû s’intituler « De la difficulté à dépasser une forme de rigidité psychologique que l’on peine toutefois à distinguer d’un attachement à un idéal démocratique » . Malheureusement, nous sommes au vingt-et-unième siècle. Pas au dix-huitième.

Fin de la parenthèse.

Les auteur·e·s de « L’apprentissage coopératif: théories, méthodes, activités » nomment plusieurs façons de procéder pour créer des équipes: « Il faut décider quelle sera la taille des groupes, combien de temps ils vont rester en place, comment on va les composer et comment les élèves seront répartis entre eux. »

Bref panorama inspiré de leurs réflexions.

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Parfois on croit qu’on sait

Comment former les groupes? Deux méthodes sont généralement pratiquées. Soit on laisse les participant·e·s s’organiser. Soit on organise les groupes en faisant attention de répartir les « bons élèves » (comme on dit dans le jargon) dans tous les groupes et en diluant les « élément perturbateurs » (comme on dit dans le milieu) dans les différentes équipes. En somme l’expert, c’est soit le groupe (qui s’organise), soit la ou le prof (qui organise).

Il y a pourtant une troisième voie (ma préférée): le hasard. Et un jour j’ai failli perdre la foi.

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La puissante métaphore de la troupe

J’ai découvert la pratique du théâtre à travers l’histoire de la troupe de Molière, que nous avions jouée, adolescent·e·s. Depuis, cette notion de troupe me poursuit. Je n’en dors plus.

Qu’est-ce qu’une troupe? Des gens qui se rassemblent, pendant un temps, pour partager et faire partager un texte, une histoire.

Une bande d’ami·e·s? Pas forcément, même si la coopération peut fabriquer de l’amitié. Un dommage collatéral!

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